David Nicolas Parel est un photographe réalisateur franco-suisse, né en 1980 à Annecy. Il vit et travaille à Genève en Suisse.

Après des études de marketing-management dans la région lyonnaise, David Nicolas s’oriente rapidement vers le milieu du cinéma et de l’écriture. Autodidacte, il apprend le métier de scénariste et de réalisateur au gré des expériences et des rencontres sur les tournages entre Paris et Genève.

Durant ces longues années d’apprentissage, David Nicolas vit aussi de petits boulots et d’emplois précaires. Il sera serveur, agent de sécurité, caissier d’une salle de cinéma sur les Champs Élysée, plusieurs fois réceptionniste (hôtels, salle de fitness dans le marais, banque à Genève), journaliste cinéma, ouvrier de manutention, sélectionneur de films, vendeur dans un sex-shop....Des expériences multiples qui contribuent à nourrir son univers d’écriture, par conséquent très autobiographique.

A partir de 2007, il se consacre à l’écriture de différents scenarii de films. Puis il réalise et interprète son premier court-métrage : LE SEULISTE. Suit ensuite un documentaire long-métrage : BODY (Le Corps du Frère). Le film nous plonge dans les coulisses du bodybuilding amateur que David Nicolas a connu entre 20 et 25 ans. Le documentaire traite aussi de sa relation complexe avec son petit frère, jeune bodybuilder. BODY (Le Corps du Frère) sort au cinéma en juin 2015 après avoir été sélectionné dans plusieurs festivals. En novembre 2016, lors de sa diffusion en France, le magazine Télérama le plébiscite.

C’est en se replongeant dans les coulisses du monde du bodybuilding et en suivant son frère que David Nicolas débute la photo en 2013. Durant 2 ans, il apprend en autodidacte les bases du photo-reportage dans les coulisses de ces évènements sportifs à travers la Suisse et la France. Son approche intimiste et inédite de ce monde du muscle sujet à tant de préjugés est rapidement soutenu par ce milieu et la presse spécialisée.

Entre 2014 et 2016, ce travail photo le conduit jusqu’aux États-Unis et ensuite à travers le monde pour photographier le bodybuilding professionnel en documentant les coulisses des Arnold Classic, évènements les plus prestigieux de ce sport et organiser par Arnold Schwarzenegger sur les 5 continents. Durant ces 2 années, David Nicolas est le seul photographe autorisé à suivre de près en coulisses l’ex-gouverneur de Californie et son petit monde.

En 2016, ce travail photographique est récompensé par le Swiss Photo Award. Il expose alors ses travaux à Zurich, Paris (l’exposition BODY à la galerie Le 247) et lors des rencontres photographiques de Arles en 2017 (L’exposition Arnold Classic : Backstage à la fondation Manuel Rivera Ortiz).

​Dés 2016, David Nicolas enchaîne les reportages dans les coulisses d’autres sports comme la boxe et le MMA féminin mais aussi dans celles du spectacle classique (il accompagne le chef d’orchestre Antoine Marguier et l’orchestre des Nations Unis depuis 2016).

En juillet 2016, il collabore avec Handicap International pour un photoreportage à la frontière syrienne et qui sera exposé à Genève en 2017.

Son approche photographique est très instinctive, l’expression du corps est un thème commun à ses sujets. La photo lui permet de dévoiler des émotions qui font écho à ses états intérieurs.

Depuis avril 2017, il réalise une immersion dans les coulisses des grands théâtres parisiens. David Nicolas s’intéresse au travail créatif entre un metteur en scène et ses comédiens dès les premières lectures et jusqu’au soir de la première.

Son approche intimiste lui ouvrira les portes des coulisses de prestigieux théâtres comme celui du Palais Royal, le théâtre du Rond-Point ou encore le théâtre de Paris. Des lieux pourtant très protégés et habituellement fermés aux photographes.

Ce travail photo, qui va se poursuivre jusqu’à la fin 2021, lui aura déjà permis de croiser sur sa route de grands noms de la scène comme Jacques Weber, Jacques Gamblin, François Berleand, Barbara Schulz, Denis Lavant, Alexis Michalik, Jean-Michel Ribes, Gilles Cohen, Didier Sandre de la Comédie Française ou encore Philippe Caubère.

Après une première exposition en 2018 au théâtre du Palais Royal, puis en 2019 à la galerie du Lucernaire à Paris, son travail est présenté au théâtre de la Reine Blanche jusqu'en novembre 2021.

Toujours à Paris, il suit également depuis février 2017 la vie d'une association sportive qui aide les enfants d’un quartier défavorisé de Seine Saint Denis à Villepinte. Ce reportage photo sur l’éducateur Kevin Naik et les enfants du parc de la Noue a fait l’objet d’un grand portfolio publié dans L'Equipe Magazine en novembre 2017. C’est aussi l’un de ses reportages photo dont il est le plus fier.

​A Genève, David Nicolas a également entamé plusieurs reportages dans le quartier des Paquis où il vit. Entre 2017 et 2018, il s’immerge dans différentes corporations liées à ce quartier si contrasté (prostitution, police, centres sociaux, lieux d'hébergement d'urgence et coulisses de l’hôtellerie de luxe).

Depuis le 31 décembre 2018, le photographe réalise une immersion au long court dans le milieu ambulancier à Genève.

Durant l’année 2019 et 2020, il effectue plus de 500 nuits équipé d’un uniforme de stagiaire et d’un appareil photo pour suivre le quotidien des équipes de la compagnie Swiss Ambulance Rescue.

Quand la crise sanitaire arrive et que les ambulanciers se retrouvent en première ligne face au COVID, il continue de les suivre sur le terrain.

Alors que le reportage va se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2021, un projet d’exposition et un livre photo sur l’avant-pendant-après le COVID avec les ambulanciers sont en préparation pour 2022.

Entre septembre 2020 et janvier 2021, il troque son appareil photo pour une caméra et réalise un documentaire sur deux ambulanciers de la compagnie.

Produit par Jean-Stéphane Bron (Bande à Part Films) et la RTS, Journal d’une Ambulancière est diffusé sur la RTS en avril et juin 2021. Une version long-métrage est en cours de préparation pour la rentrée 2021.

Cette immersion de presque 3 ans dans le milieu ambulancier pour un projet photographique et cinématographique aura été une étape importante dans son début de parcours.